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Après la pratique d’une activité sportive intense comme le golf ou le tennis, des douleurs peuvent se manifester au niveau des articulations, plus particulièrement au coude. S’agirait-il de douleurs internes ou externes ?

Dans la plupart des cas, on parlerait de douleurs internes étant donné que les sensations qu’on ressent se situent dans la partie intérieure de l’avant-bras. Elles touchent souvent les golfeurs et les pratiquants du sport de raquette, les lanceurs pendant les matchs de baseball. Elles peuvent aussi survenir chez d’autres personnes ne pratiquant pas du sport, mais effectuant des travaux manuels intenses. Cette pathologie est souvent la conséquence de problèmes et de troubles localisés au niveau des muscles fléchisseurs du poignet qui permettent de plier les doigts et le poignet vers le bas. À titre de prévention et pour trouver un traitement efficace pour soulager les douleurs ressenties, la réalisation d’une IRM est plus que nécessaire. Ce dernier a pour but de trouver l’origine de la lésion et des douleurs articulaires.

 

Les lésions du bras, une manifestation de l’épicondylalgie interne

 

Des douleurs aiguës au niveau du coude sont souvent un signe qu’on est atteint du syndrome canal carpien ou du golfer elbow. Le syndrome du canal carpien est une pathologie liée à un engourdissement dû à une compression du nerf médian qui se situe dans une zone proche du poignet. Cette zone se délimite par les os entre le trapèze et l’hamatum. Le canal carpien est parcouru par les tendons fléchisseurs responsables du mouvement des doigts et des mains en général.

Le syndrome du canal apparait, soit suite à une augmentation importante des tendons, soit suite à une diminution des dimensions du canal carpien. Suite à une tendinite rouge, des douleurs au niveau de l’articulation du poignet peuvent se manifester pendant quelques minutes, suivies de troubles de thermal et de température. Par la suite, les tendons peuvent augmenter de volume et comprimer le nerf médian. Le fait de s’appuyer trop longtemps contre une surface peut par contre provoquer la rétraction du canal carpien. Sur le long terme, le syndrome du canal peut induire des PDO (Douleurs Post Opératoires) et modifier les fonctions principales nécessaires à la charge du coude pour le bon fonctionnement de l’organisme.

En reproduisant des gestes répétitifs ou en réalisant des activités de manière inadéquate, des petites blessures peuvent alors apparaitre au niveau des tendons. Des exercices physiques et articulaires intenses peuvent engendrer des troubles articulaires, de l’arthrite et des infections au niveau du genou et de la hanche. Au niveau du coude, ces exercices affectent surtout les tendons en diminuant leur élasticité. Des douleurs et une inflammation importante peuvent s’en suivre pour provoquer l’épicondylalgie interne ou épitrochléite…

… L’épicondylalgie interne ou « golf elbow » résulte de la pratique d’activités intenses produisant par la suite des effets indésirables et des lésions au niveau de la face interne du coude. Touchant l’épicondyle et les ligaments entourant les muscles de l’avant-bras, elle affecte directement ou indirectement l’articulation du coude. Elle se manifeste par une douleur coude interne séquentielle, une forte pression provoquant des troubles au niveau du fléchisseur ulnaire enveloppant l’humérus. Cette pression est surtout constatée au moment où le patient effectue des mouvements de rotation ou d’extension de son avant-bras, parfois accompagnée d’irradiation et de fourmillements mettant en jeu son nerf ulnaire. On peut alors observer une douleur profonde et lancinante, des brulures à un moment donné (souvent au milieu de la nuit). La douleur perçue s’accentue quand on serre son poing et quand on tente de redresser délicatement le poignet. À ce stage, la pathologie pourrait vous empêcher de pratiquer les exercices physiques que vous avez l’habitude de suivre et d’autres activités dans votre vie quotidienne. En se développant, l’épicondylalgie peut mener à une faiblesse musculaire des doigts et de la main, à une incapacité à saisir de simples objets…

Aussi appelée épicondylite interne, l’épicondylalgie s’accompagne de douleurs tendineuses progressives qui touchent les golfeurs, les joueurs de tennis et toute personne pratiquant des activités répétées en se servant de leurs bras et avant-bras. Généralement, elle atteint des hommes et des femmes entre 20 à 50 ans. Elle survient suite à une alimentation dérégulée, un surmenage, un entraînement inadapté (répétitif, soudaine, réalisé dans un état de fatigue…). Chez certains sujets, l’hydratation et l’échauffement peuvent aussi être à son origine, ainsi que les entraînements traumatisants qui provoquent des tensions dorsales ou cervicales conséquentes.

Les douleurs se produisant l’intérieur de coude présentent souvent un signe de sursollicitation de votre tendon du biceps. Et suite à un déséquilibre entre vos muscles épitrochléens et votre biceps, ce dernier représente un puissant rotateur en externe. En effet, l’action supinatrice que génère le biceps s’oppose volontairement à l’action pronatrice de ces muscles. Ce conflit provoque par la suite l’apparition de microtraumatismes au niveau des parties sensibles entourant l’humérus comme l’épitrochlée et le fléchisseur ulnaire.

Parfois, il suffit de prendre du repos et de réduire l’intensité de ses activités sportives pour soulager les douleurs internes au niveau du coude. Si au bout de quelques jours, voire quelques semaines, la douleur persiste suivie de maladies inflammatoires, pensez alors à faire appel à un professionnel santé.

 

Les tests & traitements réalisés pour soigner la douleur coude interne

 

L’épitrochléite peut ne pas présenter les mêmes effets sur des patients différents. De ce fait, pour identifier les causes médicales de la pathologie, il ne suffit pas de prendre une huile ou d’autres substances médicamenteuses. Avant tout, vous devez passer un examen clinique sous trois formes : une radiographie, une IRM et un électromyogramme. C’est seulement après avoir reçu les résultats de cet examen clinique qu’un médecin pourra déterminer le traitement adéquat pour vous. Toutefois, vous ne seriez obligé de faire tous les trois que lorsque votre dossier médical l’indique.

La radiologie permet une exclusion de certains diagnostics différentiels. Pour certains cas, on pourrait s’arrêter à ce stade sans devoir passer par une IRM et un électromyogramme. Elle permet d’observer les calcifications au niveau des tissus sous-cutanés, les signes d’arthrose et d’ostéochondrite disséquant. Présentant une façon pratique et un niveau de diagnostic plus ou moins efficace, elle permet d’identifier en général la zone musculaire sous le choc du traumatisme provoqué par la pratique d’activité physique intense. L’IRM est un type d’examen non invasif et non irradiant qui s’obtient suite à une échographie du coude. Il permet entre autres d’identifier les atteintes intra-articulaires de la pathologie ainsi que les lésions ligamentaires. Présentant des performances diagnostiques élevées avec une sensibilité allant de 90 à 100 % et une spécificité d’identification entre 83 et 100 %, il se réalise en cas d’évolution inattendue de l’épitrochléite.

L’électromyogramme est l’examen clinique clé de l’épitrochléite et doit se réaliser de façon rigoureuse pour qu’on puisse réellement localiser les zones inflammatoires et les tendons moyens touchés par la pathologie. Pour identifier le niveau de défaillance de la rotation interne du latéral coude et du poignet doigts, elle calcule la vitesse de conduction des nerfs au niveau du coude en se basant sur un principe similaire à un circuit sur une autoroute. En cas de bouchon ou d’accident, l’influx nerveux subit un ralentissement conséquent.

Ces trois examens ont pour objectif de définir les caractéristiques de la douleur coude interne et des effets que provoque cette dernière sur les muscles tendons, les extenseurs poignet et si elle pourrait évoluer vers une entorse coude. Sur le long terme, les coudes douleurs suivies de microtraumatismes répétés peuvent engendrer d’autres troubles sérieux comme la bursite olécranienne, le syndrome canal carpien, la névralgie cervico-brachiale, l’arthrite du coude, des fractures de l’épicondyle, le syndrome des loges…

Comment alors traiter une épitrochléite ? Pour diminuer la perception de la douleur de coude interne et des traumatismes chez le joueur ou une personne pratiquant des activités physiques intensives, il est conseillé de changer de manière de vie. Il devra limiter tout mouvement pouvant provoquer la douleur et devra même arrêter ses activités dans le cas où l’inflammation et les lésions s’aggravent. Une chirurgie ne peut être envisagée qu’après un an et dans les cas les plus extrêmes. Cette chirurgie aura pour but de désinsérer les tendons se trouvant au niveau des muscles épitrochléens.

Le repos physique est plus que conseillé, toutefois, une inactivité prolongée sur le long terme n’est guère souhaitable. Pour soulager la douleur, on peut aussi appliquer de la glace sur la zone endolorie pendant une dizaine de minutes tout en évitant un contact direct. Vous pouvez par exemple utiliser un torchon ou un sac en plastique pour éviter ce contact. La rééducation par le biais de massages transverses profonds ou de physiothérapie pourrait aussi présenter une excellente idée. La prise d’anti-inflammatoires et d’antalgiques et d’aliments riches en sel minéral procure des effets bénéfiques sur les tendons. Autant que possible, évitez les aliments riches en acide. Un autre type de traitement consiste à placer un concentré plaquettaire PRP. Cette méthode consiste à prélever une quantité suffisante de sang qui après avoir subi une centrifugation sera riche en plaquettes. Ce sang prélevé sera ensuite réinjecté dans les tendons du coude pour provoquer une cicatrisation tendineuse, un fait qui diminuera la douleur de façon progressive.

On peut aussi éviter ces traitements chirurgicaux contraignants en optant pour l’homéopathie. En effet, en procurant un traitement à base de plante, l’homéopathie peut soulager les zones douloureuses au niveau du coude. Une consommation régulière de CASSIS et de curcuma est aussi vivement sollicitée pour réduire le mal causé par l’épitrochléite.