Créé en 1991, l’institut Danone regroupe les personnalités du monde de la nutrition, des médecins et des scientifiques, et a pour mission d’organiser des formations et d’informer les professionnels de santé sur tous les sujets reliés à l’alimentation. Il incite aussi à la participation, à l’alimentation, au soutien des études dans le domaine de la nutrition.

La Lettre de l’Institut Danone, « Objectif Nutrition », publié en septembre 2002 parle des effets des probiotiques sur l’immunité intestinale. Plusieurs professionnels de la santé et de l’art culinaire ont participé à la rédaction de cette publication, parmi eux figure Le Pr Jean Adrian CNAM, Paris (membre du comité de rédaction).

L’infection vaginale et urinaire est en général la cause du déséquilibre du microbiote vaginal. Des résultats des expériences scientifiques permettent d’évaluer l’efficacité du traitement du symptôme par des probiotiques antibiotiques par rapport aux autres traitements.

Les professionnelles de la nutrition comme les professionnels de la santé jouent des rôles importants sur la santé. Le choix des ingrédients et des recettes est primordial pour réaliser des menus visant à améliorer l’équilibre alimentaire (moins de graisses, plus de fibres…).

 

Le rééquilibre du microbiote est bénéfique et efficace pour la santé

 

L’antibiotique est le produit de la médecine moderne pour lutter contre les bactéries et champignons pathogènes, pourtant la prise d’antibiotique peut déséquilibrer le microbiote, ce qui provoque des effets négatifs comme la survenue d’une diarrhée. La défense naturelle de l’organisme peut être affaiblie par cette déstabilisation de la flore intestinale, causée par une alimentation en complément alimentaire riche en gluten qui détruit le microbiote intestinal. Une revue spécialisée en Science a récemment publié qu’un microbiote sain transplanté chez une souris sous-alimentée pouvait limiter les troubles de la croissance, une expérience similaire à une autre réalisée par une microbiologiste qui constate l’amélioration de ses performances sportives suite à une transplantation des selles d’un cycliste de haut niveau.

Depuis les années 1950, l’asthme a quadruplé et affecte jusqu’à 20 % des enfants en Europe, soulignent les chercheurs dans la revue Science Translational Medicine. L’étude effectuée par les équipes du Professeur Brett Finlay, professeur de microbiologie à l’université de Colombie-Britannique au Canada montre que quatre types de bactéries intestinales (Faecalibacterium, Lachnospira, Veillonella et Rothia) jouent un rôle primordial dans la protection contre l’asthme au moment de la formation du système immunitaire du nourrisson. Les nourrissons les plus affectés par l’asthme sont ceux qui sont soignés avec beaucoup d’antibiotiques pendant leur première année de vie. Avant trois mois si la flore intestinale des nourrissons reçoit certains types de bactéries, ils pourraient être protégés tout au long de sa vie contre l’asthme, cette constatation permet au chercheur d’établir un traitement préventif contre cette allergie respiratoire chronique.

Parfois, la maladie de l’enfant peut être détectée par l’état des selles (leur fréquence, leur qualité, leur couleur). À cet effet, deux cas inquiétants peuvent se présenter : la diarrhée aigüe qui entraine le risque de déshydratation et l’émission de sang rouge par l’anus. Les selles dures sont signe de constipation, les selles molles ou liquides sont signe de diarrhée, la présence du sang dans les selles indique la possibilité d’une infection.

Dans tous les cas, l’analyse sémiologique évite les faux diagnostics et permet d’avoir une précision sur la maladie avant le traitement. En effet, la physiologie des selles est variable comme la couleur et la consistance. Il est bon de savoir que l’association de selles molles et dures, encoprésie indique le symptôme de constipation, mais non pas de diarrhée. L’enfant allaité au sein peut présenter des selles molles grumeleuses jaunes et l’utilisation de préparations hydrolysées donne une couleur verte aux selles de ce dernier. À noter que l’évacuation des selles pendant la nuit est un signe d’une diarrhée organique, excepté le nourrisson.

D’après plusieurs études, la prise d’un traitement d’antibiotiques peut induire deux principaux effets néfastes : la diminution en nombre et en espèces des bactéries et la présence de gènes de refus aux antibiotiques. Cela peut durer pendant des mois voire même des années après la prise.

Etude des bienfaits des prébiotiques sur la santé

 

Les infections vaginales et urinaires sont en général dues à un déséquilibre de la flore vaginale. Des études montrent que les effets probiotiques sur les femmes traitées par voie vaginale avec la souche de Lactobacillus crispatus et de Lactobacillus rhamnosus, des bactéries vivantes pour les vaginoses bactériennes donnent des résultats plus palpables qu’un traitement à base de placebo. Les nouveaux traitements à partir du probiotique sont une innovation thérapeutique, si l’interaction entre probiotique et antibiotique fonctionne, alors le problème de déséquilibre bactérien dans la flore causé par les effets secondaires de la prise d’antibiotique est résolu.

Des nouvelles bactéries non pathogènes sont apportées par le probiotique pour ramener le retour de l’équilibre de la flore du sujet qui a perdu la majeure partie de ses éléments par une prise d’antibiotique. Les antibiotiques éliminent les bactéries, le seul hic c’est qu’ils ne distinguent pas les bonnes bactéries des mauvaises. De ce fait, ils tuent tout type de bactéries qu’ils rencontrent, pourtant les bonnes bactéries qui sont présentes dans l’intestin constituent en fait des barrières antibiotiques naturelles. Ces bonnes bactéries participent à lutter contre les bactéries pathogènes de l’intestin. Elles créent des acides gras à chaîne courte qui affaiblissent le pH de l’intestin, les rendant moins ouverts pour les bactéries pathogènes. Les bactériocines et le peroxyde d’hydrogène sont les bonnes bactéries créées par les antibiotiques naturels, qui aident à éliminer tous les germes dangereux et nuisent à la reproduction de ces derniers. Les antibiotiques sauvent des vies en soignant des différents types de maladies et d’infections, mais ils doivent être pris avec précaution pour limiter les effets secondaires. Prenez des antibiotiques seulement lorsque votre médecin vous assure qu’il s’agit d’une maladie grave nécessitant cette prise comme des maladies dans le tube digestif sont d’origine bactérienne, consommez par la suite des produits riches en probiotiques.

Les effets secondaires causés par une prise d’antibiotique sont ressentis par un sur cinq des patients. Les symptômes sentis sont en majorité d’origine gastro-intestinale comme la diarrhée, les douleurs abdominales, les ballonnements, la constipation… À long terme, des recherches ont également montré que la prise d’antibiotiques entraine des risques éventuels de désordres métaboliques tels que le diabète, l’obésité, et des désordres immunologiques comme l’asthme et les allergies.

Parmi les principaux effets indésirables à la suite de l’antibiothérapie est la DAA (diarrhée associée aux antibiotiques). Ce symptôme peut se manifester jusqu’à 8 semaines après la fin de la prise et dépendra de la classe d’antibiotiques ordonnés, de l’âge et de la sensibilité de l’individu. Par ailleurs, des rapports plus hauts de molécules inflammatoires ont été trouvés chez les patients ayant une dysbiose et le traitement antibiotique a été accompagné de l’augmentation de la perméabilité intestinale, laissant ces molécules inflammatoires passer dans la circulation sanguine.

Les antibiotiques troublent votre flore et troublent l’activité microbienne dans votre côlon. Ils transforment les selles en substances plus liquides (causant la diarrhée) et affaiblissent la résistance aux bactéries pathogènes, notamment à Clostridium difficile qui provoquent une inflammation. Ces manifestations sont plus habituelles chez les personnes âgées avec une flore intestinale et vaginale qui s’altère au fil des années.

La flore ou microbiote est l’ensemble des bactéries non nuisibles qui logent dans l’intestin, l’équilibre de cette flore intestinale a un effet positif sur la santé. Les microbiotes se trouvent dans différents éléments de l’organisme, notamment au niveau de la peau, de l’intestin ou de la bouche… La prise d’antibiotique volontaire et les selles entrainent la diminution des macrobiotes en genre et en nombre. La médecine est révolutionnée par le microbiote. Son utilisation, au cas par cas, devrait permettre de guérir et de prévenir les maladies inflammatoires chroniques. En attendant, il faut prouver le lien de causalité entre la flore et les fléaux chroniques, comme il est déjà prouvé sur des animaux et observé en laboratoire chez les patients.

Le traitement par la prise de probiotique est une des préventions de la diarrhée, causé dans la plupart des cas par la prise d’antibiotique. En effet, la prise de probiotique diminue le risque de diarrhée lié à un antibiotique, les risques de diarrhée d’origine infectieuse causée par le Clostridium difficile et permet la restauration de l’équilibre du microbiote intestinal. Un microbiote sain et équilibré est riche en différents types de bactéries bénignes. Cette diversité lui permet d’assurer une protection naturelle de l’individu contre les infections et les attaques microbiennes. Pendant la prise d’antibiotiques, on observe la diminution des espèces bactériennes et l’existence de gènes de résistance aux antibiotiques. Cela entraine la diminution de l’immunité, rendant le patient plus vulnérable à l’infection surtout aux éléments nocifs résistants tels que la Salmonella enterica et le Clostridium difficile…

… Le microbiote intestinal assure le rôle de barrière contre les bactéries pathogènes de l’intestin, il atténue les gaz et les ballonnements causés par des bactéries pathogènes, soutient la croissance de la flore naturelle. Pour que ce dernier puisse accomplir ces missions, un traitement à base de probiotique est nécessaire. Les différents probiotiques qui réparent les dégâts causés par la prise d’antibiotique sont le Saccharomyces boulardii et le lactobacillus rhamnosus GG. Le Saccharomyces boulardii est une souche probiotique (levure) efficace contre la diarrhée provoquée par le Clostridium difficile, le lactobacillus rhamnosus GG quant à lui traite tout type de diarrhée post antibiotique.