La flore intestinale est l’ensemble des micro-organismes présents dans l’intestin appelé aussi microbiote intestinal. Ces micro-organismes ne sont pas pathogènes, ils sont dits commensaux (vivent en symbiose avec le corps humain). La flore intestinale se compose en réalité de nombreux micro-organismes : des souches bactériennes, des virus, des levures, des champignons, des protozoaires. Elle a un rôle essentiel dans le transit digestif et contribue à la digestion des aliments ingérés. En effet, elle participe à la dégradation de quelques déchets alimentaires, des fibres végétales, à l’hydrolyse des lipides alimentaires, à la dégradation de certaines protéines, à l’assimilation des nutriments, à la synthèse de certaines vitamines… Elle participe aussi au renforcement de la défense immunitaire pour empêcher l’installation de certains agents pathogènes, limiter le développement infectieux.

Des études montrent qu’il y aurait une interférence entre le cerveau et le microbiote intestinal. Il est donc primordial de restaurer la flore, car son déséquilibre pourrait entrainer plusieurs effets néfastes sur la santé comme les troubles digestifs, les difficultés à digérer les aliments ingérés, les troubles neurologiques.

 

Reconstituer la flore intestinale après antibiotiques par des aliments fermentés pour éliminer les troubles intestinaux

Les aliments riches en gluten éliminent les micro-organismes intestinaux et entrainent un déséquilibre de la flore intestinale et une diminution de la défense naturelle. Pour le rééquilibrage, une alimentation saine associée à des compléments alimentaires riches en probiotiques est nécessaire. Le probiotique joue un rôle principal dans l’équilibre de la flore intestinale du corps, il est alimenté par les fibres solubles appelées prébiotiques pour pouvoir bien assurer son rôle primordial dans le métabolisme du corps humain. En effet, il intervient dans l’amélioration de l’immunité, assure un rôle de défenseur contre les maladies cardio-vasculaires, assure le bon fonctionnement du cerveau, combat l’action des bactéries pathogènes, assiste les différents troubles intestinaux.

La flore intestinale contient 100000 milliards de bactéries composées par 800 à 1000 espèces de bactéries. La composition normale d’une flore intestinale saine est de 85 % de bonnes bactéries et 15 % de bactéries nuisibles… pour maintenir cet équilibre de la flore intestinale, une prise de probiotique associée d’Aloe vera est idéale. Il est bon à savoir que l’aloe Vera aide à la cicatrisation des blessures de la muqueuse des intestins, à normaliser le transit et à améliorer l’absorption des nutriments. Le gel d’Aloe Vera contient 250 principes actifs indispensables au bon fonctionnement de notre métabolisme. Il est un équilibrant naturel dans de nombreux domaines, surtout dans la sphère intestinale.

L’intestin abrite des bactéries non pathogènes appelées flore. Cette flore intestinale est bénéfique pour la santé, d’où l’importance de garder son équilibre. L’intestin est composé de trois « éléments » inséparables qui fonctionnent en synergie : le microbiote intestinal (aussi encore appelée flore intestinale), la muqueuse intestinale et le système immunitaire intestinal. La composition de ces trois éléments, en particulier le système immunitaire est unique à chaque individu et évolue tout au long de sa vie en fonction de différents facteurs comme la génétique, les compléments alimentaires et l’environnement. La consommation des compléments alimentaires probiotiques est essentielle pour l’équilibrer.

Il existe différents types de microbiotes dans l’organisme, au niveau de la peau, de la bouche, du vagin, de l’intestin… Chacun de ses macrobiotes a des actions spécifiques sur l’organisme. Parfois, la prise antibiotique volontaire et l’évacuation des selles entrainent une perte importante de ces bonnes bactéries qui est à l’origine du déséquilibre de la flore intestinale. À cet effet, les probiotiques ont pour rôle de restituer la flore et de stimuler le système immunitaire. On pourra aisément les intégrer dans l’alimentation avec des légumes ou des jus de légumes lactofermentés, des yaourts… À noter que les fruits et légumes bio ne contiennent pas de pesticides et de conservateurs qui affaiblissent la flore intestinale.

La consommation des aliments sucrés, et même ceux qui se transforment rapidement en sucre simple (type jus de fruit), favorisent la multiplication d’une flore fongique, fragilisent l’immunité de l’organisme et sont à l’origine de plusieurs troubles comme le risque de diabète, d’obésité, d’accidents cardio-vasculaires, voire de cancers. Il en est de même pour les nourritures difficiles à digérer telles que la viande, les fromages et les graisses, qui doivent être consommés avec modération, car ils sont aussi susceptibles d’entrainer une rupture de l’équilibre de la flore intestinale.

Les fruits, les légumes les céréales complètes, les baies, les noix, les amandes et les poissons gras (type saumon, maquereau, sardines) riches en précieux nutriments comme la collagène, les minéraux, les vitamines et acides gras omega-3 sont à inclure dans votre régime alimentaire. Même si les fibres (prébiotiques) n’apportent pas des nutriments essentiels pour notre organisme, ils sont nécessaires pour l’entretien de la flore intestinale. À cet effet, n’oubliez pas d’en inclure dans votre alimentation quotidienne.

 

Les bienfaits des fibres végétales selon l’hôpital Saint-Lo Mémorial

 

Tout au long de la vie, la composition du microbiote intestinal évolue dans l’intestin, son principal rôle est de bloquer la multiplication des bactéries pathogènes pour limiter les risques de dysfonctionnement du système immunitaire. Après traitement des troubles digestifs suite à une prise d’antibiotique, il est conseillé d’ajouter des aliments fermentés au repas pour maintenir l’équilibre du microbiote intestinal. Il a été démontré que la prise de l’antibiotique ciprofloxacine par exemple entraine une perte rapide et importante de la diversité bactérienne et un changement de la composition de la communauté après 3 à 4 jours de la prise. Cela provoque un déséquilibre du microbiote intestinal qui engendre à son tour des effets secondaires pour la santé dus au traitement antibiotique. Dans la majeure des cas, le nouveau retour à l’équilibre de cette flore n’est possible que si le sujet se nourrit d’une alimentation riche en probiotiques.

Dès la naissance, une flore bactérienne colonise le vagin. À cause des hormones maternelles qui restent quelques semaines dans l’organisme de l’enfant, cette flore possède une ressemblance frappante à celle d’une femme adulte. Après la disparition de ces hormones, jusqu’à l’âge de puberté, la flore de la fillette est formée de germes digestifs et cutanés. Durant la puberté, on constate une augmentation des sécrétions vaginales suivie d’une apparition d’œstrogènes. De façon progressive, sa flore connaîtra une évolution au fur et à mesure qu’elle grandit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge adulte. Dans sa généralité, la flore vaginale d’une femme se compose des bacilles de Döderlein ou lactobacilles dont le nombre peut atteindre jusqu’à 10 millions par ml.

Comme toutes les autres muqueuses de l’organisme, la muqueuse vaginale comporte une flore bactérienne. Ces lactobacilles assurent une bonne protection des lieux en sécrétant de l’acide lactique. Cet acide permet de maintenir l’équilibre de la flore vaginale contre les différentes infections vaginales et pour une bonne santé féminine. À part le fait de produire de l’acide lactique, les lactobacilles de la flore vaginale assurent la protection du vagin en vue d’une reconstitution antibiotique en produisant du peroxyde d’hydrogène (H2O2), une substance capable d’éliminer les bactéries présentes pathogènes. À noter que l’acide lactique permet de soutenir l’acidité naturelle du vagin en gardant un pH compris entre 3,8 et 4,5.

Il existe deux types de fibres alimentaires : solubles et insolubles. Par leurs caractéristiques, les fibres solubles sont spécialement adaptées aux bactéries intestinales.  En effet, ces bactéries s’en nourrissent pour ensuite produire des nouveaux composés indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Il est clair que la diversité des bactéries qui composent le microbiote intestinal est due à la diversité des fibres qu’on consomme. Mais où trouver les fibres ? Sachez que tous les fruits et les légumes contiennent des fibres comme les céréales complètes (les fibres se trouvent principalement dans l’enveloppe du grain), les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois cassés…), les fruits à coque (noix de coco, noix, noisettes, amandes) et les fruits secs. Pour être sûr d’obtenir une diversification des fibres dans son alimentation, prenez au moins trois différents genres de produits végétaux à inclure dans chaque repas. Toutes les fibres dans les fruits et légumes ont des effets positifs pour la santé et sont toutes utiles, les solubles comme les insolubles.

Les fibres insolubles ont tendance à engendrer des ballonnements au niveau de l’estomac. À cet effet, il est plus préférable de faire cuire les aliments qui en contiennent avant de les consommer. Dans cette catégorie, on peut citer les produits céréaliers complets, certaines légumineuses comme le chou-fleur, les fruits secs… Par contre, pour le cas des fibres non solubles, aucune limitation n’est prévue. On peut citer l’ail, l’oignon, le poireau, l’artichaut, l’asperge, les baies, les fruits, la chicorée…

Bref, contenant 100 000 milliards de bactéries, le microbiote intestinal est en interaction avec la muqueuse intestinale qui joue le rôle de filtre et le système immunitaire intestinal qui intervient pour assurer une défense contre la prolifération des bactéries pathogènes, le déséquilibre de cet écosystème peut entrainer des risques de maladie cardio-vasculaire, la constipation, la diarrhée, le reflux, une difficulté à perdre du poids, l’obésité et la diabète. À cet effet, la reconstitution de la flore intestinale après une prise d’antibiotique est primordiale pour que les micro-organismes et les bactéries bénignes continuent à assurer leur rôle.